Catéchèse et Formation de Catéchistes et Animateurs

Au niveau paroissial, diocésain… pour qu’ils prennent le relais, et deviennent à leur tour responsables.

Le témoignage d’un Cardinal:

Ma première maîtresse en religion

« En tout cas, la première enseignante de religion que j’ai connue, lors de ma préparation catéchistique à la Première Communion, s’appelait Soeur Madeleine. Elle portait, comme on le voit, un nom prédestiné. Attirante de simplicité comme une Mère, elle adorait faire la classe. L’histoire de ma paroisse raconte qu’un grand inspecteur des Écoles “venu de la Métropole” avait cherché à la voir et à suivre l’une de ses classes comme un modèle du genre. « Cela fait partie, entre autres, du souvenir et de l’image inoubliables qui sont demeurés profondément inscrits dans ma mémoire. Mais le coeur de beaucoup de mes compatriotes partage volontiers, j’en suis sûr, ces impressions et ces sentiments qui sont inspirés par la plus filiale reconnaissance envers des Religieuses aussi bonnes, aussi discrètes, aussi serviables que les Missionnaires Catéchistes de Menton.
« Le Maire de cette riante ville de leur origine française qui connaissait bien et admirait beaucoup l’oeuvre d’Alice Munet, fondatrice de cet Institut Religieux, me confiait, un jour de jubilé de l’une de ces grandes Missionnaires :

“Nous devons à ces Soeurs une bonne part, la part africaine, de notre rayonnement et de notre renom dans le monde.”

« Oui, une part, non seulement bonne, mais excellente, à tous égards. Car quitter sa terre, sa famille et tout ce qu’on a de plus cher pour s’insérer dans une autre culture et une autre ambiance humaine, ce n’est pas oublier ses racines; c’est au contraire leur faire donner sève et vie à travers l’arbre d’une nouvelle ramure et d’une ampleur plus
universelle».

 

Le témoignage d’un Père SMA:

« Je suis en admiration devant ces Soeurs Missionnaires qui n’ont jamais oublié qu’elles étaient des catéchistes autant et plus que des infirmières et des enseignantes».

«Je suis en admiration devant ces Soeurs qui n’ont jamais reculé pour courir, de village en village et de quartier en quartier, afin d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus aux vieux et vieilles, aux pauvres et aux blessés de la vie, aux malades et aux mourants».

Dans le livre « Histoire des sœurs Munet et de leur famille missionnaire » de Sylvie Flamand, Chantal de Labareyre, Gilles Babinet nous lisons:

« Les Soeurs sillonnent les routes pour aller dans l’un ou l’autre village; l’après-midi pour l’animation rurale, le soir pour la catéchèse des adultes. Le soir, souvent, les Soeurs partent à deux. L’une reste dans un premier village, l’autre continue avec son accompagnateur au village suivant. C’est vraiment le temps de la pré-évangélisation. En arrivant, elles saluent les familles. La catéchèse commence quand les gens sont prêts. Elles rentrent à la maison après 22 heures. Souvent à cause des pistes pierreuses, les Soeurs doivent faire face à une crevaison ou une autre panne. Soeur Michel Marie Thomas a sillonné ces villages pendant plus de douze ans pour catéchiser, éduquer, aider, soigner. Les femmes viennent en petit nombre à la catéchèse. Quand il y a une chapelle, elles restent debout, près de la porte. Si la catéchèse est en plein air, elles écoutent derrière la voiture. Le jour où elles s’assoient, c’est comme une inscription au pré-catéchuménat. Les Soeurs assurent parfois la célébration du dimanche dans les villages dépourvus de catéchistes ».