Devenir Missionnaire

TEMOIGNAGE D’UNE SŒUR MISSIONNAIRES CATECHISTES DU SACRE-COEUR

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. »  Ps 115

Je suis née d’une famille profondément chrétienne. Mon papa Gilbert est un ancien combattant, il a fait la deuxième guerre mondiale. Il faisait parti du groupe de renouveau charismatique. Ma maman Rosalie est ménagère, elle faisait partie de la Légion de Marie. Paix à leurs âmes car aujourd’hui, ils sont dans la félicité de Dieu. Qu’ils intercèdent pour nous. J’ai quatre frères ainés, quatre sœurs ainées, et deux sœurs cadettes. Je suis restée avec mes parents jusqu’à l’âge de cinq ans. A partir de la sixième année, j’ai rejoins ma chère grand-mère maternelle (paix à son âme) qui est restée seule après le mariage de ma grande sœur qui était avec elle. Je me réjouis aujourd’hui d’avoir vécu avec elle. De la classe de CP1(CI) jusqu’en classe de première. J’ai fréquenté une école primaire catholique et à coté vivaient les sœurs de Saint André de Peltre. Leur vie me plaisait et je voulais servir Dieu comme elles.  J’ai participé à des sessions chez elles.
Puis un beau jour de l’année 1996, j’ai entendu parler des Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur qui étaient à Pagala (Togo). Tout de suite j’ai cherché à leur rendre visite et à participer à des sessions chez elles.  Je ne me suis pas trompée d’adresse, c’est là que le Seigneur m’attendais. Il m’a séduit par l’accueil chaleureux, le sourire de ces sœurs (sœurs Christine, Odette, Nelly, Sylvie) et je me suis laissée séduire, cela est resté gravé dans mon cœur. Je me suis dis intérieurement que je ferai partie de cette congrégation pour accueillir comme ces sœurs. Après mon postulat commencé le 27 Septembre 2002, j’ai fait mon entrée au noviciat le 05 Octobre 2003. J’ai émis mes premiers vœux au noviciat le 03 Décembre 2005. Au fait, il y avait un trésor plus grand que le Seigneur m’avait caché et j’avais raison de tout vendre pour l’avoir. Qu’est –je vendu ? Mon attachement à ma très  chère grand-mère…  A la question de savoir « qui s’occupera de toi quand je vais partir ? » elle me répond : «  Ne t’inquiète pas, Dieu fera tout pour moi. »  Tenez-vous bien mes chers lecteurs, quel trésor ai-je acheté ?  Un trésor pas comme les autres : La bénédiction des parents et surtout de ma chère grand-mère, la première évangélisation, l’adoration du Saint Sacrement, l’amour du SACRE-CŒUR, une vie fraternelle vécue en communauté comprenant  la simplicité, la joie, la disponibilité comme l’a voulu notre fondatrice Mère Alice MUNET.
Aujourd’hui après neuf (9) ans de vie religieuse dans la congrégation des Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur, je suis heureuse de cette belle expérience personnelle à la suite du Christ, la tâche noble qui m’a été confié : l’enseignement, avec les enfants innocents,  joyeux, heureux de vivre qui ne cherchent qu’à être aimés… Souvent quand nous voulons les taquiner, nous leur disons qu’ils sont sans soucis. J’ai beaucoup apprit de cette alliance avec Jésus mon Bien-aimé. J’ai vécu des moments de joies, mais aussi des difficultés. J’ai traversé des moments très durs et cela m’a fait grandir. Nous sommes toutes responsables les unes des autres et responsables du bien commun. Laissons nos petites jalousies, attirons les vocations par notre joie de vivre à la suite du Christ,  que ceux qui nous voient vivre sentent que la vie religieuse est une belle vie. Nous avons choisi la meilleur part qui ne nous sera pas enlevée.  Mon amour pour la congrégation me fait persévérer de jour en jour. J’ai toujours mis ma confiance en la Vierge Marie ma Mère qui me guide vers son fils. Accepter avec amour  les petites ou grandes croix de chaque jour, c’est la grâce que je demande toujours à Dieu. Ma conviction : En Dieu seul le réconfort qui ne déçoit jamais.
Dans sa lettre Apostolique le Pape François, nous dit : « Là ou il ya le religieux, il ya la joie, que nous soyons appelés à expérimenter et à montrer que Dieu est capable de combler notre cœur et de nous rendre heureux… Que l’authentique fraternité vécue dans nos communautés alimente notre joie,… Que ne voient pas parmi nous des personnes mécontentes,  tristes et insatisfaites »
Je suis très fière d’être fille de Mère Alice MUNET. Je suis heureuse et je rends grâce au Seigneur pour toutes les grâces reçues de Lui et pour toutes nos sœurs ainées qui se sont donnée sans réserve à la suite du Christ Chaste, pauvre et obéissant à travers la catéchèse dans les villages nuit et jour, la formation des catéchistes, les visites à domicile, l’animation rurale, les soins des malades, l’enseignement, la promotion féminine et l’alphabétisation… Certaines vivent encore et d’autres sont dans la félicité de Dieu. Ma plus grande joie est de continuer cette noble mission commencée par nos sœurs ainées et de suivre le Christ dans la congrégation des Sœurs Missionnaires Catéchiste du Sacré-Cœur. Je rends grâce à Dieu Trinité qui conduit l’Eglise en tout temps.
Pour finir :  Seigneur, je te présente la croix de nos limites, fait nous la grâce de ne pas vouloir tout faire et faire ce que nous devons faire calmement, simplement, humblement, avec amour, car Tu es la source. Rempli nos paniers de patience, de paix, de compréhension, de courage, de force, de foi, de charité, de pardon, de prière, de joie, de grâce et le salut. Amen

 

TEMOIGNAGE D’UN CATECHISTE

Je me fais le devoir de vous envoyer ce mot, rien que pour vous exprimer ma gratitude et ma reconnaissance envers vous. En effet, depuis que j’ai fait la connaissance de votre congrégation, grâce à la communauté de Kérou en décembre 1975, j’ai toujours travaillé pour l’annonce de la Bonne Nouvelle dans la paroisse mère de Notre Dame du Perpétuel Secours, dans les villages et dans les stations secondaires. Nous avons travaillé ensemble dans une bonne ambiance jusqu’à mon départ pour Ouassa Péhunco où j’ai été envoyé en vue de la création de la paroisse Epiphanie. Actuellement, cette paroisse est devenue une grande paroisse avec trois messes le dimanche: une messe en bariba, une messe pour les enfants et la messe paroissiale à 11h. Chaque samedi, il y a une quinzaine de groupes avec 26 catéchistes dont je suis le président, puisque je continue de travailler alors que j’aurai bientôt 72 ans.

J’ai été toujours l’ami des sœurs MCSC. Bien que vous ayez fermé votre mission à Kérou, j’ai continué mon travail avec les sœurs de Kouandé, ma paroisse d’origine. Vous êtes mes sœurs et vous ne m’avez jamais oublié. Même celles qui ne m’ont pas connu et avec qui je n’ai pas travaillé me connaissent au moins de nom. La preuve, tous les mois, je reçois votre revue Nouvelle de Famille. Je vous en suis reconnaissant. Chaque année, je reçois un calendrier. Merci à vous, chères sœurs. Celles qui sont parties vers le Père que Notre Seigneur leur donne la récompense du bon serviteur et que Dieu Notre Père leur montre sa miséricorde, surtout en ce mois de novembre où nous prions pour nos morts.

A toutes les jeunes, je dis bon courage parce que la Mission n’est pas facile. Mon épouse vous salue. Elle qui a été toujours à mes côtés pour le travail de l’apostolat.

Merci et union de prière.

Catéchiste Alphonse