Nos origines

L’Institut des Missionnaires Catéchistes du Sacré-Coeur a été fondé à Menton en 1922 par deux jeunes filles lyonnaises, Alice et Marie Thérèse Munet.


C’est en soignant les tirailleurs sénégalais blessés, durant la guerre 1914-1918 à Menton, qu’Alice et Marie Thérèse découvrent l’Afrique.

« Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1914, un convoi de blessés arrive à l’hôpital 205 à Menton. Penchées sur la balustrade de la galerie, les infirmières attendent dans l’obscurité de la cour, on perçoit les silhouettes des entrants. Les formes allongées sur les brancards profilent sous le vacillement du faible éclairage; de rouges chéchias…: c’est une arrivée de tirailleurs sénégalais… Un à un entraient dans la salle, plutôt portés par les infirmières que marchant eux-mêmes, ces êtres noirs, silencieux, à la stature gigantesque mais effondrés sous la fatigue de ces premières semaines de tranchées et de ce long parcours en chemin de fer; leurs pieds gelés ne les portaient plus… Ils sont envoyés à Menton, à cause du climat favorable. » (biographie.p 127).

A travers eux Alice et Marie Thérèse ont leur premier contact avec l’Afrique.

Profondément chrétiennes, elles perçoivent chez ces soldats éloignés de leur pays et combattant pour une cause qui ne les concerne pas, une confiance et un accueil favorable à la connaissance du Dieu de Jésus Christ. Elles y découvrent un appel.

La guerre terminée, les deux sœurs, désirent continuer ce qu’elles ont commencer et se consacrer à l’Afrique. Différents projets n’aboutissent pas. Un long temps d’incertitude commence, ponctué par cette seule et unique prière : « Seigneur, que voulez vous que je fasse ? »

En 1921, elles rencontrent le Père Jean Marie Chabert, nouvellement élu Supérieur Général de la Société des Missions Africaines de Lyon. Celui-ci se prépare à aller visiter ses communautés dans les différents pays. Les deux sœurs lui partagent leur désir.

 A son retour en 1922, ayant vu la nécessité de prière et de besoin de catéchistes pour aider les missionnaires, le père Chabert propose à Alice et Marie Thérèse de fonder une société de dames catéchistes basée sur l’Adoration Eucharistique et la 1ere Evangélisation en Afrique.

Un Foyer Eucharistique, le rayonnement établi par l’Adoration du Saint Sacrement seront plus puissants pour la conversion des Africains que toutes les tentatives de l’activité humaine. Cette idée plut aux deux sœurs et à Noël 1922, Alice et Marie Thérèse Munet se consacrent à Dieu pour l’Evangélisation de l’Afrique.

 

L’Institut des Missionnaires Catéchistes du Sacré Cœur est né.

Peu à peu, cette nouvelle société se fait connaître, les 1ères postulantes arrivent en 1923.

Mais la maladie s’installe et Alice meurt le 3 juillet 1924 s’abandonnant entre les mains de Dieu.

Sur les conseils du Père Chabert, Marie Thérèse malgré sa santé fragile, continue l’œuvre commencée. Avec les postulantes qui arrivent, la vie s’organise à Menton dans la villa familiale. Un aumônier est nommé.

  • En 1926, c’est le premier départ : Kpandu au Ghana
  • 1927 pour Atakpamé au Togo, et Sinématiali en Cote d’Ivoire, puis d’autres suivront.
    Malgré les différences de point de vue entre le père Chabert et Marie Thérèse, les fondations se poursuivent au Ghana, Togo, Cote d’Ivoire, Bénin..
  • 25 Mars 1933 : décès brutal du Père Chabert.
    Peu de temps après Marie Thérèse va à Rome pour la reconnaissance de l’Institut et confier la petite famille religieuse à la Sacré Congrégation de la propagation de la foi.
  • 8 juillet 1935 : les Constitutions sont approuvées « ad expérimentum » pour une durée de 5 ans
  • 8 Décembre 1935 : 1ers vœux publics
  • En 1933, à la demande de Monseigneur Siméone, évêque de Fréjus, les sœurs s’installent à Toulon et ouvrent un foyer pour les soldats africains. Ces foyers sont des lieux de détente, de catéchèse, de correspondance avec leur famille éloignée

D’autres foyers s’ouvriront à Frejus, Marseille. Les sœurs travaillent aussi à l’hôpital militaire de Fréjus. C’est une innovation concernant l’apostolat de l’armée coloniale française.

Pendant la guerre 1939-1945, les sœurs des foyers suivront les soldats dans leurs déplacements et constitueront des foyers itinérants surtout dans le Sud Ouest. La guerre terminée, les activités reprennent leur cours. Avec le départ des soldats, les foyers fermeront.

  • 4 au 7 Mai 1949 : 1er Chapitre Général en vue d’adopter les Nouvelles Constitutions.(la guerre ayant retardé l’avancé des travaux).
  • 30 Décembre 1949 : approbation définitive de l’Institut.
    En 1952, à la demande de Monseigneur Strebbler (père de la Société des Missions Africaines de Lyon) archevêque de Lomé, l’Institut aide à la formation d’une jeune congrégation Togolaise : « Les Sœurs Notre Dame de l’Eglise »
    Les ouvertures de maisons se poursuivent, d’autres sont remplacées par un personnel autochtone (religieuses ou laïcs).
  • 1958 : ouverture en Hollande
  • 1997 : ouverture du noviciat à Parakou au Bénin.
  • 2001 : ouverture à Doumé au Cameroun pour la formation des catéchistes a la demande de l’Evêque du lieu.

Actuellement nous sommes de différentes nationalités : Françaises, Hollandaises, Polonaises, Béninoises, Burkinabé, Togolaises, réparties au Cameroun, Bénin, Togo et en France.