Yadé

En 1939, Monseigneur Joseph Strebler, alors Préfet apostolique de Sokodé fait venir les Missionnaires Catéchistes du Sacré-Coeur à Yadé, en plein pays kabyé, dans le secteur d’Aledjo au Nord-Togo, où vit une population agricole.

 

 

 

 

Le 26 juillet, Monseigneur Strebler vient bénir la chapelle et la maison.

 

 

 

 

 

Très vite Soeur Emmanuel, infirmière, ouvre un dispensaire car le secteur sanitaire est peu développé.

Tous les matins avec Soeur Saint Louis, elles soignent au dispensaire et l’après-midi vont à la recherche des malades dans le village.

En 1942, Soeur Léobin fait construire l’école des filles dont Soeur Marie Charles Desnos sera la première directrice. Au début, le recrutement des filles est difficile. Une classe d’enseignement ménager sera ouverte par la suite et l’école de filles prendra de l’extension.

 

Les Soeurs visitent les villages environnants. Yadé est entouré de collines rocheuses, aussi avant de partir, faut-il se renseigner sur le temps nécessaire pour se rendre dans tel ou tel village.

 

 

 

 

L’école des filles a aussi un internat. Beaucoup de jeunes filles auront une belle situation et seront toujours très reconnaissantes de l’éducation et de l’instruction reçues.

Devant la défection de beaucoup de chrétiens de Yadé, les Soeurs commencent les groupes de prière dans les quartiers : méditation du chapelet, partage d’évangile où chacun peut tirer des conclusions pratiques pour la vie de tous les jours. Ces réunions donnent l’occasion d’être attentif aux problèmes du quartier où une entraide se fait jour.

Les Soeurs poursuivent la catéchèse et les activités paroissiales, visitent les quartiers de Yadé et les villages où elles rencontrent les malades et les personnes âgées.

 

 

 

 

Durant cette époque, les locaux de l’ancien dispensaire des Soeurs servent d’école primaire pour les enfants des militaires français, dont la base est située à Niamtougou. En 2002, au départ des militaires, le bâtiment est réhabilité en Centre Culturel.

 

 

 

Encore aujourd’hui, les handicapés et les épileptiques tiennent une grande place dans les activités des Soeurs. Chaque semaine une cinquantaine d’épileptiques viennent régulièrement chercher leur traitement. Par ignorance et faute d’argent, le handicap et l’épilepsie sont considérés comme des maladies qui font peur et en conséquence les familles ne soignent pas.

Pendant de nombreuses années avec l’aide d’une bienfaitrice, les Soeurs aident les handicapés et les malades en leur assurant un suivi médical au dispensaire, en lien avec le médecin et en leur procurant un traitement, qui bien suivi, assure la guérison des malades.

En 2014, Monsieur Grégoire Ahongbonon a demandé aux soeurs de Yadé que la maison devienne un centre relais pour les malades mentaux de la région de Koza et des alentours. Très vite les malades anciens et nouveaux sont arrivés nombreux, en plus des épileptiques déjà suivis par les soeurs.

En 2016, les soeurs accueillent plus de 370 malades par mois en lien avec l’association Saint-Camille de Djougou.