Kouandé

 

Monseigneur Redois, évêque de Natitingou, fait venir les Soeurs MCSC à Kouandé. Venant de Yadé, les Soeurs arrivent à Kouandé le 31 octobre 1964.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soeur Marie Charles Desnos commence l’école dans une salle provisoire. Elle a 47 fillettes de 5 à 12 ans.

Soeur Marie Agnès Manin soigne les malades. Elle les reçoit à l’ombre du mur de la nouvelle église, en attendant que la construction du dispensaire soit finie.

À la rentrée scolaire 1964, Soeur Marie Charles ouvre l’école des filles dans une classe de l’école des garçons. Les trois classes de l’école des filles ne tarderont pas à être construites.

En 1966, la construction du dispensaire est terminée. Soeur Joseph y accueille des malades dont beaucoup de Peuls. Soeur Elisa et Soeur Marie Bruno commencent la catéchèse à Boré et parcourront les autres villages alentour.

Les Soeurs sont venues pour la première évangélisation. Dès leur arrivée à Kouandé, elles vont dans les villages, commencent la catéchèse, visitent les gens, soignent, apprennent le tricot aux femmes. Elles assurent aussi la catéchèse aux écoliers, dans les différents quartiers de Kouandé.

 

Les Soeurs ont un petit internat où elles accueillent les filles des villages. Le matin, celles-ci aident les Soeurs à la maison, au dispensaire et l’après-midi, elles apprennent la couture et étudient le français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Soeurs accompagnent aussi les mouvements de jeunes et d’enfants. Les Coeurs Vaillants et Âmes Vaillantes sont actifs. Ils préparent des chants, des saynètes en bariba pour aller porter la Bonne Nouvelle aux villages païens.

Les MCSC sillonnent les routes pour aller dans l’un ou l’autre village ; l’après-midi pour l’animation rurale, le soir pour la catéchèse des adultes. Le soir, souvent, les Soeurs partent à deux. L’une reste dans un premier village, l’autre continue avec son accompagnateur au village suivant. C’est vraiment le temps de la préévangélisation. En arrivant, elles saluent les familles. La catéchèse commence quand les gens sont prêts. Elles rentrent à la maison après 22 heures. Souvent à cause des pistes pierreuses, les Soeurs doivent faire face à une crevaison ou une autre panne.

Depuis leur arrivée, les Soeurs ont toujours accueilli des jeunes pour les préparer à leur rôle de mère et de ménagère. Avec Soeur Marie du Rédempteur, un petit centre de promotion féminine prend forme dans les années 1979-1980, qui se développe avec Soeur Marie Odette Chastan en 1984. Il faut aménager un internat, car les recrues viennent surtout des villages. Soeur Marie Hélène Bonneau et d’autres Soeurs se succèderont. Beaucoup de jeunes filles acquièrent là une formation humaine, professionnelle et chrétienne. Elles quittent le centre avec un diplôme leur permettant d’ouvrir, si elles le désirent, un atelier de couture.

 

À la demande des évêques et notamment de Monseigneur Pascal N’Koué, évêque de Natitingou, les Soeurs rouvrent l’école à la rentrée 2005-2006, en progressant d’une classe chaque année. En 2011, la première promotion d’élèves présentés au CEP atteint le taux de réussite de 100 %.

À la rentrée 2013, Soeur Hélène Aneyou succède à Soeur Krystyna Walada comme directrice de l’école. Soeur Esther Chabi enseigne en classe de CE1. Les autres classes sont assurées par des maîtres. L’école, avec ses deux bâtiments de trois classes, accueille 200 élèves, dont des enfants musulmans et des enfants dits
« sorciers », rejetés par la coutume. La plupart des élèves poursuivent leur parcours scolaire au Collège Catholique Jean-Louis Bréhier ouvert en 2011–2012.

 

En 2014, le diocèse de Natitingou fête ses 50 ans d’érection en diocèse et les Soeurs les 50 ans de leur arrivée à Kouandé. À cette occasion les anciennes internes du centre féminin ont exprimé leur reconnaissance envers les Soeurs pour tout ce qu’elles ont reçu. Les Soeurs restent fidèles à la catéchèse, à l’accompagnement des mouvements, aux différentes activités paroissiales.