Vie fraternelle

A l’exemple des premiers disciples vivant autour du Christ, c’est en communauté que nous voulons réaliser notre vocation afin d’être toujours au cœur même de l’Eglise.                               

(Constitutions N°61)

C’est ensemble que nous nous mettons à l’écoute de la Parole de Dieu dans la prière communautaire. Nous partageons et remettons en question notre manière de vivre à la lumière de l’Evangile.

(Constitution N°73)

 

 

« La charité… la charité !…la charité basée sur l’humilité…la charité entre les Petites Servantes….Qu’elle règne toujours dans la Société. Qu’il n’y ait jamais dans notre petite Société ces jalousies, ces animosités, ces mesquines rivalités, ces tons aigres-doux, ces petitesses de sentiments qui font tant de mal… »

(Alice Munet)

 

Alice désire dans la vie de communauté de ses Soeurs un esprit de partage : partage des joies et des peines dans la confiance réciproque et l’ouverture. Elle insiste sur la pauvreté, la simplicité, la joie :

« Qu’il n’y ait jamais dans notre petite société ces jalousies, ces mesquines rivalités, ces animosités, ces tons aigre-doux, ces petitesses de sentiments qui font tant de mal…. Que les Soeurs se souviennent du précepte de l’Évangile : Comme je vous ai aimés, aimez-vous… On connaîtra que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres ».

 

« Alice voulait que les phrases évangéliques se rapportant à la charité, celles des Épîtres de Saint Jean, de Saint Paul, soient écrites dans tous les locaux de la maison et toujours sous les yeux. Que l’Épître aux Corinthiens (chapitre 13), incomparable sur ce sujet, soit copiée tout entière, encadrée en permanence dans la salle commune ».

Ainsi Alice ne voulait-elle aucune différence entre les Soeurs contrairement à ce qui existait dans d’autres congrégations. Marie-Thérèse a repris ce thème essentiel en rédigeant « L’Esprit de la fondation » :

« Esprit d’union bien sincèrement fraternel entre nous ; vrai esprit de famille partageant peines et joies. Si quelque vivacité s’était manifestée dans le cours de la journée, il est bon que le soir, vers la fin de la récréation, l’accord se rétablisse par de gentilles excuses».