Réveillon du Nouvel An aux Cartières

Les fêtes de fin d’année sont, pour beaucoup d’entre nous, des moments de rencontres et de retrouvailles entre parents ou amis que, souvent, le travail, les occupations, les distances, voire des négligences n’ont pas favorisés durant l’année. Pour d’autres, par contre, ce sont des moments de solitude que les distances ou des brouilles implacables ont éloignés des leurs. Le ressenti de cette solitude est d’autant plus grand que l’ambiance festive générale est plus bruyante.

C’est le cas des jeunes migrants africains non accompagnés qui logent dans un hôtel à Chaponost. Ils étaient 11 en septembre dernier, attendant qu’on leur trouve un foyer d’accueil. A part manger et dormir, ils s’ennuient ferme. Ils étaient 7 au 31 décembre 2019, originaires d’Algérie, de Côte d’Ivoire, de Guinée Conakry, du Mali et de Tunisie. Ils sont tous musulmans.

Ils ont répondu à l’invitation que je leur ai donnée et ils ont bien joué le jeu : préparer la table, le repas, etc. Le bénédicité était chrétien et musulman. Il y avait aussi une mère seule avec ses deux enfants, originaire de Congo-Brazzaville. Après le repas partagé avec la communauté des pères et des soeurs MCSC, nous avons rejoint l’aumônerie des malgaches dans la grande salle du bas. C’était chaleureux. Vers minuit, les 7 jeunes sont rentrés, heureux, à leur hôtel. Nous sommes rentrés aussi nous coucher, tout autant heureux à la pensée de leur avoir offert la compagnie de frères et soeurs. Je leur souhaite à eux et à nous tous, une bonne année pleine de rencontres fraternelles. Et je remercie les soeurs et tous mes confrères qui ont accueilli à bras ouverts ces jeunes frères africains.
Père Séraphin KIOSI (SMA)